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vendredi 9 décembre 2011

De la culture mantañita au championnat local de Quaranta

Après avoir passé quelques temps au bord de la mer sur la délicieuse plage de Puerto Lopez, nous avons repris le chemin des visites en allant découvrir la réserve d'Agua Blanca (Salangome en langage de la culture mantañita), sorte de village ou communauté indigène située au coeur du parc Machalilla (dont pour rappel l'Isla de la Plata fait également partie), sur les ruines d'une ancienne capitale de la civilisation mantañita. Il s'agit de la principale culture précolombienne du Sud-est de l'Equateur avant que n'arrivent les Incas au XVe siècle. Le village, qui compte aujourd'hui 300 habitants, en recensait plus de 3000 à son apogée.

Premier constat : tout semble très sec ! Ronny, notre guide pour la visite du petit musée et du parc (contenant quelques ruines à peine visibles), nous explique d'ailleurs que le rio qui traverse la vallée faisant office de réserve n'est humide que quelques mois sur l'année. Et assurément pas en novembre ou décembre ... Dans cette flore sauvage et donc très sèche, on rencontre quelques oiseaux exotiques dont les noms nous échappent mais dont les pelages rouges, oranges ou jaunes nous émerveillent ! Plus loin, on apperçoit bien planqués dans les arbres deux petits iguanes. Ronny nous explique tout au long de la ballade que la communauté d'Agua Blanca partage tout ! Ainsi, les plantations de bananes et autres fruits sont par exemple exploitées chaque semaine par une famille différente, tandis que c'est donc l'ensemble des habitants qui en profite. Un peu comme chez les Schtroumpfs en somme ...

Au milieu de ce parc, nous tombons également sur une petite lagune d'eau sulfureuse, idéale selon Ronny pour un bain de boue ... pour lequel Fanny s'empresse de craquer !


Sur le chemin du retour, un guide mis à la retraite forcée par le médecin et ancien président de la communauté nous prend en stop et en profite pour nous chanter l'hymne "national" qu'il a composé jadis pour Agua Blanca ... Étonnant et le bonhomme ne s'arrête pas l`pour autant : voilà à présent qu'il nous chante la "chanson du musée d'Agua Blanca" !! Heureusement, nous arrivons à destination et quittons notre sympathique auteur-interprète local !

Le lendemain, après une journée à flâner sur la plage pour profiter une dernière fois du repos de Puerto Lopez, nous prenons le bus de nuit pour raller la capitale, Quito, où nous arrivons donc pour la troisième fois ! Il faut dire que cette fois, nous y allons pour participer aux festivités commémorant la fondation de la ville. Au programme, notamment : la chiva (sorte de bar ambulant posé sur un bus qui déambule musique à fond dans les rues de Quito toute l'après-midi) et sa fameuse boisson alcoolisée à base de cannelle, la canelas. Le but avoué de nos hôtes Damian et Juan-Antonio est de nous montrer que les Équatoriens savent plus boire que les Belges ... Le mal de crâne du lendemain leur a donné tort ! Hahaaa ... Mais ce n'est pas tout. Nous sommes comviés par Ramiro et Ximena à participer au traditionnel grand tournoi familial et annuel de Quaranta, un jeu de carte (sorte de mix entre la bellotte et le whist) local très apprécié. 16 paires de deux joueurs s'affrontent durant une bonne partie de la nuit. Romain a qui Damian a expliqué les règles le week-end passé à Tonsupa se voit obligé de jouer... avec Patricio, ex-joueur de foot pro du Deportivo Quito et Tanpico (au Mexique) à la retraite ! En effet, les équipes sont tirées au sort ... Le bonhomme use et abuse du whiskey, ce qui, conjugué au manque d'expérience de notre petit Belgicain, s'avère fatal ... La paire Patricio/Roman (ils ne savent pas prononcer le "ain" de Romain) se fait sortir en éliminatoires par 1 victoire contre 2 défaites ...

Ce n'est que partie remise puisque le lendemain, tandis que le "noyau dur" se repose chez les grands-parents, Romain remporte le petit tournoi dominical avec Ramiro en enchaînant trois victoires, dont la finale face au vainqueur de la veille. Romain s'autoproclame désormais champion de Belgique de Quaranta, avec approbation de la famille Paredes. Normal, c'est le seul Belge qui sait comment jouer ...

Et comme nous avons été longuement absents (plus d'une semaine) du blog, nous vous proposons aujourd'hui un second article à venir ! Un article haut en couleur et riche en découvertes qui vous expliquera ce que nous avons fait depuis lundi dans la fameuse forêt amazonienne (la selva, comme ils l'appellent ici). Restez donc connectés, Fanny vous livre dans quelques heures ses impressions sur le poumon de la planète ...

Romain

PS : N'ayant pas l'appareil photo sur la chiva, nous ne pouvons vous proposer de photos. A moins que Damian, qui en a pris avec son GSM, nous en envoie une ou deux par mail ?

mardi 15 novembre 2011

Week-end en famille autour de Quito et premiers grands paysages

Le week-end dernier, la famille de Damian nous a proposé une petite "fine de semana con la familia". Au menu (et le mot est bien choisi), grillades de viandes en tout genre (excellent !), soupe de "sangre" qui se trouve être une soupe de patates avec plein de trucs dedans (mais pas de sang à proprement parlé), des helados de paila (sorbets aux fruits), mais aussi quelques visites.

Samedi soir, Damian et Julian nous ont emmenés dans le Parque Metropolitano de Quito qui surplombe la ville. L'occasion de prendre un grand bol d'air frais dans cette ville où la pollution est importante ! L'occasion aussi de voir pour la première fois Quito "by night" !

Nous avons pu ainsi découvrir nos premiers grands et beaux paysages le dimanche matin. Depuis la citadelle amérindienne de Rumicucho (ci-dessous à gauche), juste à côté de la Mitad del Mundo, la vue sur les volcans du Nord-est est superbe. Ramiro, Julian et Damiam nous y accompagnent et nous explique que cette citadelle de la civilisation "Quitu" (en quechua, Quito signifie "centre de la terre").
 
L'occasion aussi de voir au loin poindre le sommet enneigé du Cayambe et égalementde s'arrêter au milieu des nuages pour contempler le cratère du volcan Puluhahua, aujourd'hui devenu une terre fertile où vivent quelques villageois courageux !

Le lundi, nous repartons pour les abords de Quito, mais cette fois vers le Sud, vers la réserve botanique de Pasochoa. Ici aussi il s'agit d'un volcan éteint entourré d'une forêt pas-encore-tout-à-fait amazonienne.




Pas mal de marche à travers la flore locale pour au final peu de faune (entre)aperçue ! Pas grave, car dès mardi, c'est Mindo qui nous attend et sa réputée colonie de colibris !!


Fanny & Romain


PS : Fanny au retour du Pasochoa : "Moi qui voulais que notre voyage soit éco et durable dans la mesure du possible, je suis genée de vous dire que j'ai craqué aujourd'hui pour un gros Mac Donald! Après 6h de marche ereintantes et plus de 2 heures de transport en commun, mon dieu que c'était bon!"

dimanche 13 novembre 2011

Sur les traces de La Condamine : à la recherche de la ligne équatoriale

Avant toute chose, un petit clin d'oeil aux tintinophiles qui nous suivent (et je sais qu'il y'en a). Dans la collection de vestiges amérindiens du peintre quiteño Oswaldo Guayasamín, nous sommes tombés sur cette statuette qui n'est pas sans rappeler celle de la tribu fictive des Arumbayas, créée par Hergé dans les aventures de Tintin et l'Oreille cassée :
Á gauche, le totem de shaman découvert dans la collection Guayasamín.
A droite, le fétiche arumbaya de Tintin et l'Oreille cassée
Et pour rester dans le petit milieu des tintinophiles, notre visite de la Mitad del Mundo (comprenez "la moitié du monde") s'est déroulée non sans rappeler les touts débuts des 7 boules de cristal et l'expédition Sanders-Hardmuth. En effet, c'est en compagnie d'un groupe de muséologues latinoaméricains que nous avons visité le musée Inti Ñan, musée indigène qui présente une exposition très intéressante sur les tribus équatoriennes d'indiens d'Amazonie, ainsi qu'une série de petits jeux destinés à illustrer les effets physiques de la ligne équatoriale qui traverse ce musée.

Totems indigènes le long de la ligne équatoriale
C'est guidés par une femme descendant de la tribu des Shuars (les fameux -et uniques contrairement aux on-dits- indiens réducteurs de tête, mieux connus sous leur nom espagnol : Jivaros) et le directeur du musée en personne, que nous avons pu admirer de nombreux totems indigènes et appris comment, il y a 6 siècles d'ici, les Incas avaient pu délimiter au centimètre près (!) la ligne équatoriale qui traverse le monde en deux hémisphères. C'est tout simplement les jeux d'ombre lors des équinoxes qui ont permis aux indiens de délimiter cette ligne.

Véritable tête réduite, vieille de plus de 170 ans !
Ci-contre, la tête réduite d'un chef de la tribu ! Il s'agit donc d'une véritable tête que l'on a pu voir grâce au fait que nous faisions partie du petit groupe de muséologues spécialement invités par le directeur du musée ! Cette technique était employée dans le but de garder toutes les connaissances du défunt : on lui cousait ainsi tous les orifices, puis, on accrochait la tête autour du cou ! Il faut de 4 à 8 jours pour obtenir une tête réduite comme celle-ci. Elle se pratiquait encore par la tribu des Shuars voici 70 ans. Aujourd'hui, ils continuent d'exercer cette tradition sur de petits animaux décédés ...

Fanny entourrée des muséologues faisant face au directeur
du musée
Ce musée est notre coup de coeur à Quito. Par son contenu mais aussi par le fait que l'on s'est retrouvé dans un groupe de muséologues équatoriens, argentins, brésiliens et guatémaltèques. Tous très sympas, ils ont voulu qu'on fasse plein de phtos ensemble, ils essayaient de baraguiner le français, et un des Guatémaltèques racontait des blagues à longueur de temps ! Ils étaient là pour un séminaire organisé par le directeur du musée. On a donc eu pleins d'informations supplémentaires, des discussions sur la condition indigène dans les autres pays d'Amérique du Sud, tout ça dans une ambiance de collégiens en excursion... Très marrant! C'est ainsi par exemple que nous avons appris que le Président Correa négociait la non-exploitation des ressources pétrolières sur une partie du territoire équatorien en échange de compensations financières octroyées à son pays par les pays les plus pollueurs pour la sauvegarde de la forêt amazonienne.

L'allée des savants, à la Mitad del Mundo
À 300 mètres de là, un autre musée aux moyens visiblement beaucoup plus importants relate quant à lui l'expédition entreprise en 1735 par le savant français La Condamine, membre d'une délégation franco-espagnole partie dans cette région de l'ancien Royaume du Pérou dans le but de calculer un arc de méridien correspondant à la ligne équatoriale. Cette expédition européenne s'est donc approchée à 300 mètres à peine de la ligne physique, chose remarquable pour l'époque mais qui n'aura donc pas tout à fait la même réussite que les tribus indigènes trois cent ans avant !

Pour commémorer cette expédition européenne, un grand monument entourré de pavillons-musées pas très intéressants s'élève au terme d'une large allée bordée des bustes des douze savants membres de l'expédition.

Outre le flot de connaissances, anecdotes et rencontres enrichissantes, c'est aussi un flot de rayons de soleil que nous avons pris en pleine tête !

Le lendemain, de retour à Quito, nous avons profité d'une journée mitigée au niveau météo pour nous mettre à la recherche d'infos concernant la suite du parcours. La journée nous a également permis de faire une petite ballade dans le parc de la Carolina sous les nuages menaçants venus du Pinchicha et de visiter quelques boutiques d'artisanat andin. Mais on sent comme une effervescence dans la capitale équatorienne et pour cause : le soir-même, l'équipe nationale de football locale joue un match de qualification pour la Coupe du Monde 2014 au Paraguay ! L'occasion pour nous dans ce pays fou de foot de goûter à la tradition familiale qui consiste à nous installer tous ensemble sur le lit des parents (!) face à la télévision et à regarder le match sur DirectTV tout en mangeant des sandwishes qui nous rappellent les Dagoberts bien de chez nous ...

Enfin, une fois le match terminé et soldé par la victoire du Paraguay 2 buts à 1, nous allons noyer notre "déception" dans un petit bar branché des quartiers chics où nous emmène Damian pour terminer la soirée devant un bon mojito et une bonne cerveza locale. Nous rentrons un peu tard, mais ce n'est pas grave, car demain (aujourd'hui), c'est samedi et on peut dormir ...

Fanny & Romain


PS : pour plus d'informations et de contenu historique sur des sujets traités dans nos articles, nous vous invitons à consulter la liste des liens (au bas de la page).

mercredi 9 novembre 2011

Sous les premiers rayons de soleil

Nouvel article, nouvelles tendances ! En effet, les premiers rayons de soleil ont pointé le bout du nez depuis hier. Et hier, justement, nous en avons profité pour découvrir l'autre centre urbain de Quito : celui que l'on appelle ici le Quito moderne.

Le parc Ejido aux portes du Quito moderne
Quelles différences avec le centre historique ! Ici, les touristes sont plus nombreux (bien qu'en cette saison il faille les dénicher en cherchant du côté des hôtels ou des musées) et sur les trottoirs, ce sont pour la plupart des hommes d'affaire au faciès européen, ce qui contraste plutôt avec les milliers d'indios du quartier historique ! Les buildings sont hauts et modernes, les hôtels semblent luxueux et le parc Ejido, en bordure du Quito moderne, offre un bol d'air à ses habitants.

Et de facon (toujours pas de cédille...) un peu contradictoire, on est pas mal restés enfermés ... Dans deux musées plus exactement.

Tout d'abord le Museo de la Banco Central ou le musée national d'archéologie. À l'intérieur, on peut y trouver des centaines de vestiges émanant des cultures précolombiennes installées dans la région (La Tolita, Valdivia, Jama-Coaque, Cañari ...), des objets Incas, ainsi que la plus belle collection de bijoux en or du pays ... Je cède donc le clavier à Fanny !

J'en veux un, Titi ! Trop beaux ! On en a pris plein les yeux ! Ca brillait de partout, comme dans le Temple du Soleil de Tintin ! Et j'ai surtout adoré l'explication des techniques employées par les Cañaris ou les gens de la culture Bahia pour travailler le métal. Et les Incas, bien sûr ...

Bon, je reprends le clavier à Fanny sinon ca va causer bijoux durant deux cent lignes ... De toute facon, l'autre musée, le Museo Alberto Mema Caamaño ou musée de cire représentant la période allant grosso modo de la crise de la royauté espagnole à l'indépendance équatorienne, n'était pas fameux. Et puis comme Fanny dit : "on aura fait connaissance avec les barakis d'ici" (une famille locale se prennant en photo devant chaque bonhomme de cire -à rendre jaloux des Japonais- pendant que la guide les attendait patiemment). Ce musée, situé dans la Casa de Cultura juste à côté du Palatio Gobierno, nous aura permis aussi de revoir la Plaza Independencia et la Cathédrale sous les rayons du soleil (de Pachacamac ?).
La Cathédrale et sur la droite le sommet d'une aile du palais présidentiel
Le lendemain (jour où nous ecrivons ces "quelques" lignes), le soleil est toujours là ! Bien qu'il y ait d'incessant passages nuageux ... Comme les Équatoriens disent selon le Routard : "on peut connaître les 4 saisons en un jour ici !". Bref, aujourd'hui aura été consacré á l'artiste local de renommée mondiale : Oswaldo Guayasamín. Une chapelle moderne (la Capilla del Hombre) toute moche mais renfermant de superbes oeuvres (Fanny vous en parle dans un second article) et la maison de sa fondation (Fundación Guayasamín) comprenant sa collection personnelle (!) de vestiges archéologiques, de nombreuses oeuvres peintes achevées et inachevées, ainsi que quelques pièces d'art religieux espagnol (très baroque, donc très peu pour nous ...). L'occasion aussi de pouvoir contempler Quito depuis les hauteurs du quartier justement nommé Bellavista !

Un petit compte-rendu détaillé de l'oeuvre du peintre/sculpteur quiteño (c'est comme cela qu'on appelle les habitants de Quito) paraîtra d'ici quelques heures. En attendant, nous vous proposons de jouer à "Fanny et Romain en Équateur" et de reproduire nitre expérience culinaire et non moins gustative d'hier soir : une soupe salée aux épinards et multiples condiments, dans laquelle baignaient des morceaux de... banane ! Spécial, mais bon ! Sur ce, bon appétit et à très bient[ot pour ceux qui veulent découvrir plus en profondeur l'oeuvre de Guayasamín !

Fanny & Romain

mardi 8 novembre 2011

Premiers pas dans Quito ...

Euh ... C'est toujours difficile de commencer un récit ! Avant de donner quelques premières impressions sur nos premiers pas dans Quito, revenons un instant sur le début du commencement ...

C'est vers 3h40 que nous avons quitté Moyen, direction Zaventem, où nous avons pris le premier avion en compagnie de... Jean-Michel Saive (et quelques autres membres du Belgian Olympic Team qui se rendaient à Lanzarote via Madrid). Après un peu moins de deux heures de vol puis une nouvelle heure d'attente dans le Terminal 4S de Madrid-Barajas, nous avons pris le second avion, direction Quito cette fois pour près de onze heures de temps de trajet. Un voyage long mais aussi confortable que peut l'être un vol aérien long-courrier. Avec au menu une ... moussaka ! Ainsi que trois films idiots : un film prévisible à souhaits et aux effets spéciaux bidons, un thriller de science-fiction nauséabond remake de Stand by me à la sauce alien et un conte moderne d'une Cendrillon sortie d'High School Musical ... Le tout en espagnol ! ¡Qué pena!


Aéroport international de Quito
Puis enfin, sur le coups de 17 heure locale, l'arrivée dans un Quito sombre, nuageux, réellement brumeux mais aux températures douces. Après avoir retrouvé Damian, notre hôte pour ce début de périple, nous avons pris sa voiture pour de suite rentrer chez lui, histoire de casser la graine et de se reposer, et surtout de rencontrer sa famille. D'emblée emballés par la facilité de conversation en espagnol de Fanny, les parents nous conseillent déjà mille choses à faire, tandis que de mon côté je cause crise politique avec Dami et son frère Juan-Antonio ! Mais la fatigue est là et nous montons nous installer vers neuf heure pour tomber quasi instantanément endormis.
Damian

Cette première nuit n'aura cependant pas été de tout repos ! En cause, l'alarme du voisin qui s'est déclanchée trois fois durant la nuit et qui ressemble à s'y méprendre au bruit (en beaucoup plus fort, agacant et assourdissant) aux machines de lunapark où l'on peut gagner une peluche !! Ajoutez à cela l'adaptation parfois plus difficile à l'altitude (et au Lariam ?) et vous comprendrez notre état de fatigue de ces deux premiers jours au coeur de la Cordillaire des Andes...

Rafael Correa Delgado, Président de la Republica d'Ecuador
Hier, nous avons visité le centre colonial (et donc historique) de Quito. Seuls touristes à bord du Trolebus (le tram local), nous ne sommes déjà pas passés inapercus : entre Fanny à qui un gentil monsieur de Baños (ville plus au Sud de Quito) tape la discussion et moi qui me fait traiter d'Américain car refusant de donner un dollar au mendiant passant par-là, y' a déjà de quoi raconter ! Cela dit, une fois arrivés dans le centre, nous n'intéressons plus la foule, et pour cause : ce lundi, tandis que nous arrivons sur la Plaza Independencia, en front du Palacio Gobierno (le palais présidentiel), ne tarde pas à se mettre en route une cérémonie orchestrée par le "señor presidente economista Rafael Correa Delgadohimself, depuis le haut de son balcon, entourrés d'innombrables gardes nationaux, de policiers, de gardes du corps et de... parapluies !
¡Paraguaaas... dos dollareees...! crient d'ailleurs dans la foule les indios qui se ferront un paquet de fric au vu des trombes d'eau qui s'abbattent sur le petit millier de badauds, touristes et locaux réunis sur la place pour l'occasion.

La Casa Sucre
Après toutes ces "émotions", nous avons donc continué notre petit tour du Quito colonial sous la flotte, ne parvenant à trouver qu'un seul musée ouvert le lundi : la Casa Sucre, ancienne demeure de style coloniale ayant brièvement appartenue au Mariscal Sucre (qui a par ailleurs donné son nom à l'aéroport international de la ville), un héros de la révolution bolivarienne et de l'indépendance équatorienne.

Une première journée pluvieuse et finalement pas très enrichissante où hormis l'apparition au balcon présidentiel du chef de l'Etat, on n'aura pas pu faire grand chose et on aura surtout beaucoup tourné en rond...  Qu'à cela ne tienne, ce matin, il fait gris, mais il ne pleut plus ! Et après le Quito historique, nous allons découvrir le Quito moderne. Quelle personnalité allons-nous rencontrer aujourd'hui ? Mais là on a déjà un peu de retard. Faut dire que c'est pas évident de taper sur un clavier sud-américain (et je n'ai toujours pas trouvé la cédille pour le c !). De plus, on cherchera un ordinateur où l'on peut transférer les photos pour le prochain article, car pour l'instant, ben on sait pas ... (note : maintenant on sait donc on a édité l'article !)

Cela dit, pour clôturer ce premier vrai article, voici une photo qui illustre assez bien notre première journée dans le Nouveau Monde (de belles maisons coloniales et un temps de chien !). On éditera plus tard le message pour y inclure quelques photos prises hier (note : donc voilà chose faite). Bonne semaine à tous et à très bientôt !

Romain


PS : Fanny s'est entre temps rendormie mais elle vous fait un énorme bisou à tous ...