Après avoir passé quelques temps au bord de la mer sur la délicieuse plage de Puerto Lopez, nous avons repris le chemin des visites en allant découvrir la réserve d'Agua Blanca (Salangome en langage de la culture mantañita), sorte de village ou communauté indigène située au coeur du parc Machalilla (dont pour rappel l'Isla de la Plata fait également partie), sur les ruines d'une ancienne capitale de la civilisation mantañita. Il s'agit de la principale culture précolombienne du Sud-est de l'Equateur avant que n'arrivent les Incas au XVe siècle. Le village, qui compte aujourd'hui 300 habitants, en recensait plus de 3000 à son apogée.
Premier constat : tout semble très sec ! Ronny, notre guide pour la visite du petit musée et du parc (contenant quelques ruines à peine visibles), nous explique d'ailleurs que le rio qui traverse la vallée faisant office de réserve n'est humide que quelques mois sur l'année. Et assurément pas en novembre ou décembre ... Dans cette flore sauvage et donc très sèche, on rencontre quelques oiseaux exotiques dont les noms nous échappent mais dont les pelages rouges, oranges ou jaunes nous émerveillent ! Plus loin, on apperçoit bien planqués dans les arbres deux petits iguanes. Ronny nous explique tout au long de la ballade que la communauté d'Agua Blanca partage tout ! Ainsi, les plantations de bananes et autres fruits sont par exemple exploitées chaque semaine par une famille différente, tandis que c'est donc l'ensemble des habitants qui en profite. Un peu comme chez les Schtroumpfs en somme ...
Au milieu de ce parc, nous tombons également sur une petite lagune d'eau sulfureuse, idéale selon Ronny pour un bain de boue ... pour lequel Fanny s'empresse de craquer !
Sur le chemin du retour, un guide mis à la retraite forcée par le médecin et ancien président de la communauté nous prend en stop et en profite pour nous chanter l'hymne "national" qu'il a composé jadis pour Agua Blanca ... Étonnant et le bonhomme ne s'arrête pas l`pour autant : voilà à présent qu'il nous chante la "chanson du musée d'Agua Blanca" !! Heureusement, nous arrivons à destination et quittons notre sympathique auteur-interprète local !
Le lendemain, après une journée à flâner sur la plage pour profiter une dernière fois du repos de Puerto Lopez, nous prenons le bus de nuit pour raller la capitale, Quito, où nous arrivons donc pour la troisième fois ! Il faut dire que cette fois, nous y allons pour participer aux festivités commémorant la fondation de la ville. Au programme, notamment : la chiva (sorte de bar ambulant posé sur un bus qui déambule musique à fond dans les rues de Quito toute l'après-midi) et sa fameuse boisson alcoolisée à base de cannelle, la canelas. Le but avoué de nos hôtes Damian et Juan-Antonio est de nous montrer que les Équatoriens savent plus boire que les Belges ... Le mal de crâne du lendemain leur a donné tort ! Hahaaa ... Mais ce n'est pas tout. Nous sommes comviés par Ramiro et Ximena à participer au traditionnel grand tournoi familial et annuel de Quaranta, un jeu de carte (sorte de mix entre la bellotte et le whist) local très apprécié. 16 paires de deux joueurs s'affrontent durant une bonne partie de la nuit. Romain a qui Damian a expliqué les règles le week-end passé à Tonsupa se voit obligé de jouer... avec Patricio, ex-joueur de foot pro du Deportivo Quito et Tanpico (au Mexique) à la retraite ! En effet, les équipes sont tirées au sort ... Le bonhomme use et abuse du whiskey, ce qui, conjugué au manque d'expérience de notre petit Belgicain, s'avère fatal ... La paire Patricio/Roman (ils ne savent pas prononcer le "ain" de Romain) se fait sortir en éliminatoires par 1 victoire contre 2 défaites ...
Ce n'est que partie remise puisque le lendemain, tandis que le "noyau dur" se repose chez les grands-parents, Romain remporte le petit tournoi dominical avec Ramiro en enchaînant trois victoires, dont la finale face au vainqueur de la veille. Romain s'autoproclame désormais champion de Belgique de Quaranta, avec approbation de la famille Paredes. Normal, c'est le seul Belge qui sait comment jouer ...
Et comme nous avons été longuement absents (plus d'une semaine) du blog, nous vous proposons aujourd'hui un second article à venir ! Un article haut en couleur et riche en découvertes qui vous expliquera ce que nous avons fait depuis lundi dans la fameuse forêt amazonienne (la selva, comme ils l'appellent ici). Restez donc connectés, Fanny vous livre dans quelques heures ses impressions sur le poumon de la planète ...
Romain
PS : N'ayant pas l'appareil photo sur la chiva, nous ne pouvons vous proposer de photos. A moins que Damian, qui en a pris avec son GSM, nous en envoie une ou deux par mail ?
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vendredi 9 décembre 2011
mardi 29 novembre 2011
Les pieds dans l'océan Pacifique
Oulaaa... On a pas mal bougé ces derniers temps, dont de nombreuses heures de bus/car, mais là on a posé nos valises dans le Sud, sur la côte, du côté de Puerto Lopez. L'occasion de vous faire un petit portrait de la côte équatorienne de l'océan pacifique que nous avons descendue depuis Esmeraldas en quelques heures !
Nous nous étions quittés à Baños, mercredi dernier, tandis que le pauvre Romain peinait à digérer sa pizza de la veille (ou son jus de Guanabana, allez savoir !). Bref, jeudi, nous laissons Baños derrière nous pour Ambato, d'où nous prendrons le lendemain le bus pour Esmeraldas et la côte nord de la partie équatorienne de l'océan pacifique.
A Ambato, il bn'y a pas grand chose à voir. A la manière de Portoviejo croisé sur le chemin reliant Canoa à Puerto Lopez (nous y reviendrons), c'est juste un noeud routier. Il y a tout juste trois petits parcs intéressants (mais pas de quoi casser trois pattes à un canard) et une basilique moderne construite en 1947 après qu'un tremblement de terre eut raison de la moitié des bâtiments de la ville, dont l'ancienne basilique.
Ah oui ! A Ambato, il y a aussi un vieux musée de sciences naturelles, caché dans une aile d'un collège local, créé par quelques amateurs en 1920. Ce musée est truffé d'animaux empaillés (provenant du monde entier) et vraiment vieillot : il y a de la poussière partout et on s'attend à voir Indiana Jones surgir de n'importe où ! Fanny se marre bien devant des animaux un peu bizarre qui sont présentés comme des poneys, tandis que Romain se trouve quelque peu interloqué par la vitrine des animaux ayant une malformation sévère (veau à deux têtes, lapin à deux corps, canard à quatre pattes ou encore cochon sans pattes ...).
Le lendemain, nous prenons donc la direction de la côte où Damian et sa famille nous ont fixé rendez-vous pour fêter l'anniversaire de Pacita (Maria-Paz), la petite dernière de la bande. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le trajet fut long (neuf heures cumulées), agité (ex. : un grand black entrant dans le bus à Quinindé pour... danser au son de la musique qui passait, son arme à peine dissimulée dans la ceinture de son pantalon) et pas très intéressant (et pour une fois qu'on a un film, c'est une grosse daube de combats illégaux de boxe entre prisonniers dans des prisons de haute sécurité : Undefinited II et Undefinited III pour les amateurs (ou quelque chose comme ca ...).
A peine arrivés à Esmeraldas, la ville jugée la plus dangereuse du pays, nous repartons illico pour Tonsupa, la petite station balnéaire pour Nord-Quiteños friqués située à 20 km, là où nous avons rendez-vous avec la famille Paredes. Tonsupa, c'est un peu La Panne ou Coxyde, avec une eau quand même plus chaude (on s'y est baigné), des palmiers et des bars à cocktail en bambou sur la plage ! Malheureusement, le soleil manque et le week-end est gris ... Autre chose qui manque ici : de l'ambiance ! Les bars affichent quasi vides tous autant qu'ils sont, s'animant juste un peu le samedi soir à notre retour d'Atacames. Atacames, c'est le Tonsupa des Sud-Quiteños moins friqués. Pour ne pas dire plus mal-famés ... Beaucoup plus d'ambiance mais nous n'y restons que le temps d'une... pizza (décidément ...) ! Ce n'est qu'à cinq bornes de l'appartement des Paredes.
Bref, ce que l'on retiendra de ce premier contact avec la côte, c'est des belles plages souvent désertes où on peu toutefois déguster d'excellentes ceviches ! Ce sont des soupes froides de crustacés et poissons pêchés quais sous notre nez ! Camarones (scampis), langostas (langoustes), conques (coquillages), ... il y en a pour tous les goûts, avec évidemment une bonne cerveza en prime ! Le seul problème, c'est que ca, c'est le... déjeuner ! Attaquer de la soupe de scampi froide au goût de citron avec une grande Pilsener à 9h du mat', ca peut faire bizarre (ca l'a fait à l'estomac de Romain, ben tiens !). Mais ce fut bon.
Et ce qui manque aussi à Tonsupa, ce sont des surfers australiens et des mochileros (touristes étrangers avec sac à dos : donc des routards en langue du pays). Ceux-là, c'est à Canoa qu'on les retrouve. Même genre de clientèle qu'à Baños, la planche de surf sous le bras en plus. Mais il y en a peu : la saison des grandes vagues n'est que pour décembre et les mochilleros sont curieusement peu nombreux actuellement dans le coin (il semblerait que la station hippie-reggaetone de Montañita, plus au Sud, ait pris l'ascendant : nous n'irons donc pas !). On y passe donc la nuit (entre temps, les Paredes ont repris quant à eux le chemin de Quito, non sans d'abord nous réinviter à venir passer les fêtes de la ville le week-end suivant ! On verra, mais pourquoi pas, car on doit retourner à Quito pour partir dans la forêt amazonienne !!) Car la grande nouvelle de ce week-end, c'est que nous avons trouvé un petit tour de 5 jours dans la selva au sein d'une communauté quechua du 5 au 9 décembre ! Pour un prix modeste au vu des possibilités offertes. On dormira, mangera et travaillera avec eux : ca promet !!
Bref, nous quittons Canoa rapidement pour y revenir deux heures après (Romain ayant oublié le GSM sur le lit du petit hotel !!! Heureusement, les dames de ménage sont dignes de confiance dans ce bled !! On l'a donc récupéré) (remarque de Romain : "fallait bien que ca arrive un jour" ! Fanny ne rit pas beaucoup ...). Après ce faux-départ, on reprend le bus pour Puerto Lopez en passant par Bahia de Caraquez, station balnéaire et port ultra-modernes acquis à la cause du recyclage des déchets (difficile à croire dans ce pays ...) et le noeud routier de Portoviejo. Bref, nous sommes arrivés à Puerto Lopez lundi soir, juste après le coucher de soleil, pour trouver une ville sympathique, faisant le mix entre Tonsupa et Canoa. L'atmosphère y est paisible, les touristes nombreux, les cabanes en bambous (bars sur la plage et hotels) y foisonnent et ... le soleil est de retour !!
Dans le prochain numéro, nous vous conterons notre visite de la "Galapagos du pauvre" (Isla de la Plata). Cela devrait arrivé assez vite, car nous projetons de rester quelques jours, tant il y fait bon, chaud et doux.
Fanny & Romain
Nous nous étions quittés à Baños, mercredi dernier, tandis que le pauvre Romain peinait à digérer sa pizza de la veille (ou son jus de Guanabana, allez savoir !). Bref, jeudi, nous laissons Baños derrière nous pour Ambato, d'où nous prendrons le lendemain le bus pour Esmeraldas et la côte nord de la partie équatorienne de l'océan pacifique.
A Ambato, il bn'y a pas grand chose à voir. A la manière de Portoviejo croisé sur le chemin reliant Canoa à Puerto Lopez (nous y reviendrons), c'est juste un noeud routier. Il y a tout juste trois petits parcs intéressants (mais pas de quoi casser trois pattes à un canard) et une basilique moderne construite en 1947 après qu'un tremblement de terre eut raison de la moitié des bâtiments de la ville, dont l'ancienne basilique.
Ah oui ! A Ambato, il y a aussi un vieux musée de sciences naturelles, caché dans une aile d'un collège local, créé par quelques amateurs en 1920. Ce musée est truffé d'animaux empaillés (provenant du monde entier) et vraiment vieillot : il y a de la poussière partout et on s'attend à voir Indiana Jones surgir de n'importe où ! Fanny se marre bien devant des animaux un peu bizarre qui sont présentés comme des poneys, tandis que Romain se trouve quelque peu interloqué par la vitrine des animaux ayant une malformation sévère (veau à deux têtes, lapin à deux corps, canard à quatre pattes ou encore cochon sans pattes ...).
Le lendemain, nous prenons donc la direction de la côte où Damian et sa famille nous ont fixé rendez-vous pour fêter l'anniversaire de Pacita (Maria-Paz), la petite dernière de la bande. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le trajet fut long (neuf heures cumulées), agité (ex. : un grand black entrant dans le bus à Quinindé pour... danser au son de la musique qui passait, son arme à peine dissimulée dans la ceinture de son pantalon) et pas très intéressant (et pour une fois qu'on a un film, c'est une grosse daube de combats illégaux de boxe entre prisonniers dans des prisons de haute sécurité : Undefinited II et Undefinited III pour les amateurs (ou quelque chose comme ca ...).
A peine arrivés à Esmeraldas, la ville jugée la plus dangereuse du pays, nous repartons illico pour Tonsupa, la petite station balnéaire pour Nord-Quiteños friqués située à 20 km, là où nous avons rendez-vous avec la famille Paredes. Tonsupa, c'est un peu La Panne ou Coxyde, avec une eau quand même plus chaude (on s'y est baigné), des palmiers et des bars à cocktail en bambou sur la plage ! Malheureusement, le soleil manque et le week-end est gris ... Autre chose qui manque ici : de l'ambiance ! Les bars affichent quasi vides tous autant qu'ils sont, s'animant juste un peu le samedi soir à notre retour d'Atacames. Atacames, c'est le Tonsupa des Sud-Quiteños moins friqués. Pour ne pas dire plus mal-famés ... Beaucoup plus d'ambiance mais nous n'y restons que le temps d'une... pizza (décidément ...) ! Ce n'est qu'à cinq bornes de l'appartement des Paredes.
Bref, ce que l'on retiendra de ce premier contact avec la côte, c'est des belles plages souvent désertes où on peu toutefois déguster d'excellentes ceviches ! Ce sont des soupes froides de crustacés et poissons pêchés quais sous notre nez ! Camarones (scampis), langostas (langoustes), conques (coquillages), ... il y en a pour tous les goûts, avec évidemment une bonne cerveza en prime ! Le seul problème, c'est que ca, c'est le... déjeuner ! Attaquer de la soupe de scampi froide au goût de citron avec une grande Pilsener à 9h du mat', ca peut faire bizarre (ca l'a fait à l'estomac de Romain, ben tiens !). Mais ce fut bon.
Et ce qui manque aussi à Tonsupa, ce sont des surfers australiens et des mochileros (touristes étrangers avec sac à dos : donc des routards en langue du pays). Ceux-là, c'est à Canoa qu'on les retrouve. Même genre de clientèle qu'à Baños, la planche de surf sous le bras en plus. Mais il y en a peu : la saison des grandes vagues n'est que pour décembre et les mochilleros sont curieusement peu nombreux actuellement dans le coin (il semblerait que la station hippie-reggaetone de Montañita, plus au Sud, ait pris l'ascendant : nous n'irons donc pas !). On y passe donc la nuit (entre temps, les Paredes ont repris quant à eux le chemin de Quito, non sans d'abord nous réinviter à venir passer les fêtes de la ville le week-end suivant ! On verra, mais pourquoi pas, car on doit retourner à Quito pour partir dans la forêt amazonienne !!) Car la grande nouvelle de ce week-end, c'est que nous avons trouvé un petit tour de 5 jours dans la selva au sein d'une communauté quechua du 5 au 9 décembre ! Pour un prix modeste au vu des possibilités offertes. On dormira, mangera et travaillera avec eux : ca promet !!
Bref, nous quittons Canoa rapidement pour y revenir deux heures après (Romain ayant oublié le GSM sur le lit du petit hotel !!! Heureusement, les dames de ménage sont dignes de confiance dans ce bled !! On l'a donc récupéré) (remarque de Romain : "fallait bien que ca arrive un jour" ! Fanny ne rit pas beaucoup ...). Après ce faux-départ, on reprend le bus pour Puerto Lopez en passant par Bahia de Caraquez, station balnéaire et port ultra-modernes acquis à la cause du recyclage des déchets (difficile à croire dans ce pays ...) et le noeud routier de Portoviejo. Bref, nous sommes arrivés à Puerto Lopez lundi soir, juste après le coucher de soleil, pour trouver une ville sympathique, faisant le mix entre Tonsupa et Canoa. L'atmosphère y est paisible, les touristes nombreux, les cabanes en bambous (bars sur la plage et hotels) y foisonnent et ... le soleil est de retour !!
Dans le prochain numéro, nous vous conterons notre visite de la "Galapagos du pauvre" (Isla de la Plata). Cela devrait arrivé assez vite, car nous projetons de rester quelques jours, tant il y fait bon, chaud et doux.
Fanny & Romain
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