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lundi 30 janvier 2012

La Paz au coeur de l'Evo-lution

Vous n'êtes peut-être pas sans savoir que la Bolivie est aujourd'hui dirigé par le premier président d'origine indigène d'Amérique du Sud : Evo Morales. Ce qui est considéré comme une grande avancée sociale par les Boliviens se concrétise, entre autre, par le développement des régions les plus éloignées de la capitale, La Paz (on en reparle plus bas).

Le palais présidentiel, sur la Plaza Murillo, au coeur de La Paz
Mais à La Paz aussi on s'est mis à la mode de l'"Evo-lution" comme on dit ici. Ainsi, La Paz grouille de Boliviens en costume traditionnel quasi aussi nombreux que ceux ayant choisi le t-shirt et le jean. Cela a également un prix : la capitale grouille également de mandiants, quasi toujours des femmes sans-âge issue des populations indigènes, chose qui reste émouvante malgé le harcèlement dont on fait parfois l'objet (on ne peut malheureusement pas donner à tou(te)s !).

L'église San Francisco, point de départ du quartier
"touristique" et "artisanial" habituellement truffé
de personnes vivant de la mandicité
Dans le quartier artisanal, on peut acheter des foetus de lama
et les offrir à la Pachamama !
Cette dualité entre la Bolivie traditionnelle et la Bolivie moderne illustre assez bien les rues de celle qui fut fondée sous le nom de Nuestra Señora de La Paz. Comme toute grande ville (et capitale sud-américaine notamment), La Paz compte de nombreux quartiers, parfois très différents les uns des autres. Mais une constante reste : il y fait bon-vivre. Il est en effet rare pour les apprentis-voyageurs que nous sommes de flâner dans les rues une fois la nuit tombée. Et bien ici, c'est possible ! Certes, nous évitons pour cela El Alto, le faubourg populaire de la capitale où les voyageurs sont accueillis par une statue du Che (devenu très populaire depuis l'avènement Morales) et des mannequins pendus aux réverbères affichant une pancarte du type "voici ce que l'on fait ici aux voleurs" ! Pourtant, les vols y restent légions... et les lynchages occasionnels !!!
La statue du Che souhaite la bienvenue aux visiteurs d'El Alto
Vue plongeante de La Paz depuis le quartier populaire d'El Alto,
avec en arrière-plan le Wayna Potosi, point culminant de Bolivie
 La Paz se situe en réalité dans une sorte de cuvette. On distingue donc El Alto (au-dessus) et le centre où l'on peut notamment découvrir quelques relicats des présences espagnole et américaine d'autrefois. Le centre historique et colonial de La Paz présente ainsi quelques splendides demeures qui nous rappellent celles de Quito, Cuenca ou Cusco. Mais avec la particularité que ces bâtiments ne se trouvent pas exclusivement dans le centre colonial. On retrouve ainsi des témoignages de la période espagnole jusque dans les quartiers modernes, à Sopocachi notamment.



Autre témoignage amusant : les vieux bus Dodge, Chevrolet ou Ford, modèles américains datant souvent des années soixante ! Cela donne un charme certains à certaines lignes de transport en commun, mais qu'est-ce que ça pollue !

Un vieux bus Ford qui doit faire palir d'envie certains de nos lecteurs !
C'est donc dans cette capitale assez singulière et reposante que nous avons choisi de poser Fanny et moi nos sacs pour une petite semaine de repos et de ... vrais cafés ! "Ca fait trop du bien", dit Fanny !. L'occasion aussi de croiser et rencontrer du monde ! Qu'elle n'a pas été notre surprise de croiser par hasard notre ami Nico (voire articles sur Choquequirao et Machupicchu) arrivant à onze heures du soir en droite ligne de Copacabana !
Mmmmh le bon café de chez Pepe's Cafe bar !
C'était aussi et surtout l'occasion de croiser Thom et Nath, le premier parti le 6 novembre également (jour de notre départ) dans le cadre d'un contrat CTB pour un bled paumé à l'orée de l'Amazonie bolivienne, la seconde ayant suivi son homme et arrivée il y a trois semaines en train de se dépétrer dans les papiers administratifs ! Et là, quelle surprise !

Cadeau pour les Gaumais : le Thom avec sa graaaande barbe !
Le Thom arbore une barbe hirsute plutôt fournie "pour être pris au sérieux", argue-t-il ! Toujours est-il que du coup la touffe de Romain parait bien dérisoire à côté ! Thom nous raconte son boulot qui consiste grosso modo à encadrer un projet de reforestation et qui visiblement lui tient à coeur, tandis que Nath nous explique toutes les tracasseries et les paperasseries que nécessitent la demande d'un visa autre que touristique !

Thom et Nath entourrent Fanny
Via Thom et Nath, nous rencontrons également trois autres Belges, des expatriés (toujours dans le cadre -parfois élargi- de la CTB), avec qui nous passons la soirée du samedi. Le dimanche nous conduit notamment sur le marché d'El Alto et sur la Plaza San Pedro où nous croisons Dave, Américain du Queens à la recherche d'une solution pour rentrer chez lui après avoir passé 14 ans dans la prison nationale pour détention de cocaïne (c'est malin !). Un personnage haut en couleur ! Et au rayon "rencontres", nous sympathisons également avec plusieurs autres voyageurs descendus dans la même auberge, dont notamment deux Français, tous les deux prénommés Nico, avec qui on se marre bien deux soirs à échanger les expériences de voyage ou les répliques de séries ou films cultes (Kaamelott en tête !)

Un week-end paceño sous le signe des rencontres et des retrouvailles, donc, mais aussi des averses quotidiennes : ben oui, on est en saison des pluies ! Du coup, on sait pas si c'est ça et/ou l'altitude (La Paz est la plus haute capitale du monde à 3.650 m.), mais depuis une semaine les grands yeux écarquillés et curieux ont laissé place aux cernes et aux nez encombrés ! Fallait que ça arrive : premier rhume du voyage ! Et il n'y a pas que Titi, habituellement plus fragile, qui a succombé aux incessants changements de températures et de climats ... La fatigue est également bien présente ! Les siestes sont nombreuses et le manque de pep's certain.

Et ce n'est pas la visite du site de Tiwanaku qui nous aura revigoré ! Ce site annoncé comme l'un des plus incroyables du continent nous a laissé sur notre faim. D'abord parce que le prix d'entrée y est plutôt décourageant (l'équivalent de 8 € par personne, alors que de nombreuses salles du musée sont fermées), ensuite parce que la pluie s'est invitée sur le site juste pendant qu'on y était, enfin parce que cette visite sans guide (plus d'argent aprés avoir payé les entrées !) est assez fade vu le manque complet d'explications affichées ! C'est, paraît-il aussi, là qu'Hergé a puisé son inspiration pour Tintin et le Le Temple du Soleil ... A vous de juger avec, à gauche, la Puerta del sol et à droite le Bennett !


Heureusement, d'autres visites étaient plus intéressantes, dont notamment le petit musée vieillot dédié à la coca (la plante), fort complet, ou encore ceux des instruments de musique boliviens et notamment le charango (où on peut toucher à pleins d'instruments) ou des costumes (notamment sur la chulla, tenue traditionnelle que portent les femmes et qui avaient été imposée autrefois durant la période espagnole).
Cette photo n'a pas été prise au musée des costumes traditionnels mais
bien au musée des instruments de musique et nous présente les "Beatles
boliviens" (cfr la couverture du Sgt. Pepper !) !
Au musée des instruments de musique, il y a tout ce qui se fait comme
modèle de guitare et de charango, petite guitare comme celles que l'on
voit dans la vitrine à droite ...
Quoiqu'il en soit, le voyage est encore long ! Ce qui nous réjouit ! Demain, nous quittons La Paz, mais pas l'Altiplano puisque nous descendons au Sud vers Tupiza, d'où nous devrions organiser un petit tour à travers le Sud-Lípez et le Salar de Uyuni, deux des plus bluffants paysages de Bolivie. Nous remontrons ensuite paisiblement la route qui nous reconduira à La Paz et sur laquelle nous retrouverons Thom et Nath !

A bientôt pour de nouvelles et incroyables aventures !

Fanny & Romain


PS : Durant notre séjour à La Paz nous avons eu enfin la confirmation de ce que nous pensions depuis des mois ... Jeff avait vu juste : Jean-Yves est bel et bien espion au service de l'Etat belge : on l'a surpris en train de nous espionner en faisant semblant de passer un coup de fil en rue ... On t'a reconnu, Jean-Yves !!
Le frère jumeau bolivien de Jean-Yves ...

jeudi 26 janvier 2012

Galères... sur le lac Titicaca !

Aprés l'Équateur et le Pérou, nous nous attaquons à présent à notre troisième pays andin, un autre membre du Vice-Royaume du Pérou puis de la Grande Colombie, le pays connu pour sa feuille de coca, ses lamas et ses mines d'argent : la Bolivie !
Bienvenue en Bolivie, sur les bords du Lac Titicaca !
Un pays connu également pour toutes les merveilles naturelles qu'abritent les différentes parties de ce pays. Nous vous le racontions récemment, nous avons donc franchi la frontière entre le Pérou et la Bolivie du côté de Kasani (là où Fanny a connu les péripéties que vous savez). Conscients du fait que vous ne maîtrisiez pas encore totalement la géographie bolivienne (nous non plus !), une petite présentation de cette région s'impose !
File devant le bureau de douane bolivien à Kasani,
passage obligatoire pour entrer sur le territoire
En réalité, cette frontière correspond grosso modo aux eaux du lac Titicaca. Eh oui, le plus grand lac en longueur d'Amérique du Sud mais également le lac navigable le plus haut du monde (3.812 m) fait office de délimitation des deux États andins, avec la majeure partie de sa superficie qui se trouve sur le territoire bolivien.
Le Lac Titicaca est tellement grand qu'il se perd dans l'horizon !
Et la première ville située du côté bolivien de la frontière en venant de Cuzco (via Puno), c'est Copacabana ! Rien à voir avec la célèbre plage du Brésil, quoique ... La légende veut qu'un marin égaré sur le sable et originaire de la petite bourgade aymara (population indigène locale) de Copacabana en Bolivie (vachement égaré donc !) pria la Sainte Vierge de lui permettre de rentrer chez lui, ce qu'elle accepta. La plage fut ainsi baptisé en mémoire de ce Ulysse andin ! Mouais ... Toujours est-il que l'appellation Copacabana semblerait trouver sa première apparition sur les berges du lac Titicaca.


Sur les berges justement, on retrouve une plage de gallets qui pourrait être vraiment belle s'il n'y avait pas autant de déchêts la jonchant, encerclés eux-mêmes par les centaines de Paceños (habitants de La Paz) en villégiature et les hordes de touristes Argentins en vacances de Noël (et croyez-nous, ils foutent un de ces b***** !!).
La plage de gallets de Copacabana
L'un des rares endroits plus ou moins propres ...
et sans trop de Paceños ! Mais on est un peu à l'écart de la ville !
D'ailleurs, la présence de tant de Paceños s'explique par la coutume locale de faire baptiser... sa voiture ! Oui, oui : sa voiture ! On arbore ainsi des fleurs partout, on asperge la carrosserie de mousseux (! Pauvres, les Boliviens ?), puis le prêtre (hem ... on en rit encore) jette de l'eau bénite sur la voiture, le moteur, les siège, le volant ... et enfin, on fait péter quelques pétards à côté de la bagnole et le rituel est fini !! Avouez que c'est quand même un peu étrange ... !

On le voit : le "prêtre" baptise le moteur de cette voiture à
l'aide d'eau bénite !! Vraiment n'importe quoi !!
Néanmoins, le paysage reste fantastique, grâce notamment au ciel bleu entrecoupé de nuages qui s'étendent sur plus de cent kilomètres à l'horizon. Les couchers de soleil (quand la pluie et les nuages le permettent : nous sommes en saison des pluies, rappelez-vous, et le beau temps continu de Cuzco a laissé place à des averses importantes entrecoupés (parfois beaucoup) de rayons de soleil) sont somptueux. Surtout de l'île du Soleil.


Cette Isla del Sol est très courue des touristes (et donc de nos amis Argentins, facilement reconnaissables à leur allure recherchée d'artistes-bohême (ou disons-le carrément : de clodos paumés !). Trop. Alors, sommes-nous blasés des paysages grandioses ? Commetrions-nous ce crime ? Ben, faut croire parce que nous, l'île, on l'a pas trop appréciée. Pourtant, on doit reconnaître qu'elle offre de magnifiques points de vue.


Peut-être avons-nous aussi été échaudés par la propension des locaux à tenter (et à réussir !) de nous arnaquer ! Car cette journée aura été la journée-galère de notre voyage (ne le crions pas trop fort, y'en aura peut-être d'autres !) ...

Cela a commencé dés le matin : au moment de quitter l'hotel, on s'aperçoit qu'on s'est fait bien avoir par la proprio, pourtant très gentille (et désolée pour nous) au demeurant ! Qu'on vous explique : dans les deux guides sur lesquels nous nous basons pour nos choix d'hébergement, les habitations y sont référencées à partir de 25 BS par personne. Lorsque nous sommes arrivés, à la question de Romain de savoir "¿Cuanto valle la habitación matrimoniale?", la dame a répondu "Cinquenta bolivianos". 50 donc. Cela fait ainsi 25 par personne, ce qui correspond aux prix des guides. Parfait. Et au moment de payer nos deux nuits, au lieu de nous réclamer 100 BS, elle nous en demande le... double ! C'était 50 bolivianos... "par personne, dans une habitación" (une chambre) ! Pas d'autre choix que de se soumettre au sourire niais de la patrone ... Cela ne faisait que commencer ...

Malgé les galères, Fanny garde le sourire sur l'Isla del Sol
Pour se rendre sur l'île, vous avez deux possibilités : passer par une agence ou négocier directement avec le capitaine d'un petit bateau. Les prix sont parait-il sensiblement les mêmes mais si on passe par le capitaine directement, c'est lui qui se met directement tout l'argent en poche. On choisit donc cette solution en se disant "ça fait plus communautaire et les agences ne s'en mettent ainsi pas pleins les fouilles sur le dos des pauvres locaux" ... Tu parles ! Le seul capitaine qu'on a trouvé sur la plage nous donne son prix (25 BS) que nous acceptons sans marchander (on avait lu entre 20 et 30 dans les guides, on est pas des rats non plus). Et v'là-ti pas que le gusse nous demande de le suivre et nous amène... dans une agence pour nous donner nos tickets et nous faire payer les 25 BS par personne (en plus, on s'est aperçu par après que le gusse travaillait en réalité pour une autre agence !!) ! Bon, on se dit : "tant pis, c'est lui le con dans l'histoire !". Ben non ... Une fois dans le petit bateau en route pour l'île, on se renseigne autour de nous ... On a donc payé 25 BS par personne, soit 50 BS pour nous rendre sur l'île ... Les premières dames à qui l'on demande, des touristes boliviennes en habits traditionnels qu'on avait prises pour des habitantes de l'île, nous informent qu'elles ont payé 20 BS par personne... pour l'aller ET le retour ! Nous c'est un aller simple ... Bon, on se dit qu'elles ont bénéficié d'un tarif pour locaux. Les suivants qu'on interroge, deux touristes allemands, terminent de nous abattre : ils ont payés 15 BS l'aller-retour ! A la fameuse agence où le gusse nous avait emmenés !

Arrivés sur l'île, on commence la ballade et PAF : deux bonnes femmes sortent de derrière un fourré pour nous réclamer le droit d'entrée dans la communauté ! 5 BS supplémentaires par personne auxquels on ne peut échapper ... Ca commence à bien faire .. Heureusement, on tombe sur deux alpagas tous mignons que Romain prend innocemment en photo ... Erreur !! Une gamine de 10 ans à peine fond sur lui pour lui réclamer les 5 BS paraît-il d'usage lorsque l'on prend une photo !! Elle en aura eu 2,50, pas plus (oui-oui, on devient tout doucement rat !). On s'extirpe rapidement de cette communauté d'avares pour gagner les sommets de l'île et commencer enfin notre ballade. On fait pas deux kilomètres qu'on tombe sur la deuxième communauté de l'île ... vous avez compris ... on aura ainsi payé 20 BS par personne pour simplement marcher sur l'unique sentier de l'île !

Les mignons alpagas qui nous ont coûtés 2,50 BS !
Avec leur "gardienne" derrière ...
Arrivés au Nord de l'île (on avait débarqué au Sud), on tombe sur une belle petite plage où fleurissent des tentes de tout côté ! Nos amis argentins ... Toutes les chambres d'hotes sont occupées (même si on ne l'apprendra que sur le bateau du retour). C'est truffé de jeunes hippies hispanophones aux cheveux rasés seulement sur les côtés du crâne et jouant (particulièrement mal) de la guitare en buvant des bières ! Nous qui avions pensé dormir sur l'île pour profiter des coucher et lever de soleil, décidons alors de repartir.
L'ìle est belle, certe, mais Romain semble contrarié ...
Le hic, c'est qu'il n'y a plus de bateaux quittant le Nord de l'île pour aujourd'hui, à l'exception d'un, qui s'apprête à lever l'encre pour rentrer au Sud de l'île (d'où le dernier bateau repart à 16h ... il est 15h15 et il y a 40 minutes de navigation entre les deux côtés !). On fonce dessus ! Sauf que, bien que le capitaine du bateau  accepte de nous prendre à bord contre 4 modiques BS par personne, on n'a pas le droit ! En effet, il existe(rait) une sorte de compagnie ou d'union des marins du Nord qui opère un strict monopole sur cette partie de l'île ! Et comme nous n'avons pas de billet aller-retour, nous sommes parait-il obligés d'en acheter un chez cette compagnie qui nous demande 25 BS par personne ... pour aller de l'autre côté de l'île ! On n'a pas le choix, la compagnie empêche le bateau de partir tant qu'on en descend pas !!! Donc, aprés plusieurs tentatives de négociation avec le représentant de cette compagnie nommée Union Marinos (au départ, ce voleur nous demandait 100 BS par personne !!) et aprés aussi avoir "récoleté" d'autres touristes piégés comme nous (3 Chiliens, 3 Français et 6 Argentins), nous voilà enfin partis, quasi fauchés, pour la partie sud de l'île où le dernier bateau de 16h va parait-il nous attendre ... Il est 15h50 quand on démarre ...

Bref, on arrive finalement à 16h30 à hauteur du bateau qui nous avait effectivement attendu (ouf !)et qui nous demande 20 nouveaux BS par personne comme condition sine qua non pour monter à bord ! On n'a pas le choix, on s'exécute (impossible, on vous rappelle, de dormir sur l'île : pas de tente, plus de place chez l'habitant et de toute façon le quai où nous sommes arrivés est perdu dans une crique déserte, la pluie revient, le froid est là : la m**** quoi !) !


On rentre finalement, dégoûtés, à 17h50 à Copacabana. Pas question de rester dans cette ville d'arnaqueurs et nous cherchons aprés un bus pour La Paz (qui est à trois heures de route). Seulement tous les bus pour la journée sont complets ! Heureusement, on n'est pas les seuls à vouloir/devoir rentrer sur La Paz et Romain persuade un conducteur de taxi-combi (en Bolivie il s'agit de minibus de 14 places) de reprendre le chemin de La Paz, chose qu'il accepte pour, cette fois, un prix normal : 40 BS par personne (contre 35 en bus régulier). Il est quasi 19h quand nous nous mettons en route, direction : la capitale.

On arrive donc finalement entre 22 et 23h à La Paz. Les 4 premiers hotels que nous tentons affichent complets. Fatigués et surtout énervés par cette rocambolesque journée, on a d'autre choix qu'accepter le prix imposé par le cinquième hotel que nous visitons et qui nous réclament 140 BS pour la dernière chambre qu'il a de libre ...

Au finale, cette journée que nombreuses personnes recommandent, à savoir "profiter" d'une ballade sur l'Isla del Sol, ben nous, on l'a hônnie !

Mais bon. Nous sommes désormais à La Paz, capitale la plus haute du monde (3.660 m), et un nouveau jour se lève déjà ! Nous commençons par trouver un autre hotel moins cher puis prenons le meilleur petit déjeûner depuis le Cafe de la Vaca en Equateur il y a quasi 3 mois ! Cela s'appelle le Pepe's Cafe Bar (ou quelque chose d'approchant) et si vous passez un jour à La Paz, vous devez y faire une halte pour y prendre le Desayuno Trekking ! Et puis comme le dit Fanny : "enfin un vrai café !" ...

Romain & Fanny


La plage de Copacabana, version bolivienne,
aux accents provencaux avec ses pins !
PS : Toutefois, une chose utile à savoir : le coût de la vie en Bolivie est encore moindre qu'au Pérou. Toutes ces dépenses occasionnées par cette journée-galère ne sont que minimes pour des Européens compte tenu du taux de change : 10 BS = 1 €. Les Boliviens jouent évidemment là-dessus. Mais bon, on n'a aussi pu bénéficier de ce tarif excessivement bas puisque nous avons pu manger un menu du jour (les fameux almuerzos) pour 12 BS, soit 1,20 € par personne pour une soupe à la quinoa, une truite frite avec riz et frites et une banane en guise de dessert ! C'est donc, vous l'aurez compris, essentiellement l'idée d'être impuissant face à l'arnaque qui nous a foutu la journée en l'air ...